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Oz devenir backpacker

Oz devenir backpacker

Suivez le quotidien de deux backpackers, Allan et Nico, en Australie pendant 1 an, jour après jour.


#17 Travail

Publié par Oz' devenir Backpacker sur 10 Avril 2013, 11:59am

Catégories : #Formalité

Quel genre de travail ?

Comme la plupart des voyageurs, vous êtes prêt à tout faire et n’avez pas de qualifications ou d’expérience particulières, voici quelques idées.

A la campagne :

  • Fruit picking, packing. C’est à dire travailler aux récoltes, soit en récoltant les fruits/légumes (picking) soit en les triant et les empaquetant (packing). La plupart du temps, le picking est payé au rendement, ce qui signifie qu’il faut bosser dur pour faire du chiffre, mais que si vous êtes en bonne forme physique vous pouvez graduellement atteindre une (très) bonne paie. Le packing en revanche est payé à l’heure, et beaucoup plus facile… mais pas possible de faire augmenter ses sous !

Une fois sur place, les « contracters » (RH) vous accueillent et vous expliquent les grandes lignes du travail à fournir : horaires, fonctionnement de la ferme et hébergement. Pour les fermes mettant à votre disposition des logements, le montant est prélevé sur votre salaire. Le tarif tourne autour des 100$ la semaine. Pour les autres, vous logerez dans des backpackers ou autres hôtels. À propos des « contracters », ils ont une règle entre eux. Lorsque deux « contracters » travaillent pour une même ferme, vous ne pouvez pas travailler pour l’un puis vous tourner vers l’autre, même s’il paye mieux.

Contrairement à ce que beaucoup pense, ce n’est pas de l’argent facile. Les conditions de vie et de travail ne sont pas de tout repos. Malgré cela, nous vous garantissons de nombreuses crises de fous rires dues certainement au manque de sommeil et à la situation inhabituelle.

Pour ce qui est du salaire, selon les fruits et légumes vous serez payé au mètre, à l’heure ou au poids. Ce travail est en général très bien payé. Il est possible d’atteindre les 1500$ voir 2000$ en 3 semaines, mais là encore la prudence est de rigueur. Le phénomène backpacker prenant de plus en plus d’ampleur, de nombreuses arnaques naissent dans ce secteur d’activité. C’est pourquoi il est impératif que vous demandiez le montant de votre salaire avant de vous embarquer dans l’aventure, vous risqueriez sinon de déchanter et de travailler pour rien.

  • Stablehand, farm hand. C’est à dire soit palefrenier, soit travailleur “général” à la ferme. Si vous aimez les animaux, la vie au grand air et qu’en plus vous savez conduire un tracteur, n’hésitez plus !
  • Rider. Cavalier, le rêve de beaucoup de gens.. Si vous avez une expérience appropriée en matière d’équitation, c’est tout à fait possible.

En ville :

  • Waiter, kitchen hand, cook. Dans l’ordre : serveur, plongeur, cuisinier. Il y a toujours du travail dans l’univers de la restauration ! Si vous n’avez pas d’expérience, vous pouvez tout de même commencer en bas de l’échelle facilement en allant bosser dans des fast-foods type Subway, McDonald’s ou Hungry Jacks.
  • Cleaner ou housekeeper. Tout ce qui touche au ménage, ce qui peut être dans des hôtels, chez des particuliers, dans des centres commerciaux ou des bureaux.
  • Car detailer. C’est à dire lavage de voiture.
  • Shop assistant. A la vente en boutique.

La recherche d’emploi

Maintenant que vous savez ce que vous cherchez, il serait temps de s’occuper de le chercher justement. Ce ne sont pas les options qui manquent :

  • Les petites annonces. Pour en trouver, faites le tour des panneaux d’affichage des backpackers et autres YHA, voire parfois de certaines agences de voyage pour jeunes (exemple : PeterPan Adventure Travel à Brisbane). Plus classiquement, vous pouvez aussi acheter le journal local du samedi ou vous rendre dans un Centrelink (agence d’emploi du gouvernement) où des écrans tactiles listant diverses offres d’emploi sont mis à votre disposition. On trouve des Centrelinks dans toutes les grandes et moyennes villes.
  • Le porte-à-porte. Faites le tour des boutiques et cafés du coin et demandez s’ils embauchent (“are you hiring?”). Ces demandes sont bien reçues, donc pas d’inquiétude à essayer ! Attention ceci dit : prévoyez d’avoir quelques exemplaires de votre CV en anglais sur vous, pour le laisser aux potentiels employeurs. Ils vous le demanderont systématiquement ! La meilleure stratégie consiste à d’abord faire le tour des environs pour repérer d’éventuelles affiches type “job applications welcome” et autre “staff wanted” : il y a beaucoup plus de chances qu’on vous rappelle si les patrons cherchent déjà plutôt que si vous déposez juste une candidature spontanée, évidemment !
  • La recherche en ligne. Plusieurs sites proposent des annonces de jobs en ligne : Seek et JobSearch sont les principaux. Côté campagnes et récoltes, la Harvest Trail est un site du gouvernement spécialement dédié au travail à la campagne. Alternativement, vous pouvez aussi faire une recherche sur HelpExchange : certains hôtes offrent du travail supplémentaire rémunéré. Et bien d’autres :
  • Décrochez le téléphone. La Harvest Trail possède un numéro vert, c’est à dire gratuit à travers l’Australie. Pour trouver du taf dans les récoltes, il vous suffit donc d’appeler le 1800 062 332 et de dire ce que vous cherchez pour qu’on vous mette en relation avec les personnes concernées. Attention par contre : ces personnes peuvent très bien être des proprios d’auberges de jeunesse. A ce moment-là, au mieux c’est “premier arrivé, premier servi”, pas de garantie de vous réserver le moindre job. Au pire, peut-être un marché juteux pour eux, style “le boulot est réservé aux gens qui dorment à l’auberge”.
  • Sur place. Demandez tout simplement dans les centres d’informations des petites villes rurales, ou aux locaux.
  • Le ferme à ferme. Le porte-à-porte marche aussi auprès des fermes. Là, c’est simple : les fermes que vous voulez essayer sont celles où vous pouvez voir des gens en train de cueillir, de l’activité au packing shed (tri et emballage) et souvent un certain nombre de voitures garées à proximité. Présentez-vous au packing shed pour trouver un responsable et demandez !

Conseils : présentez-vous tôt le matin, et vous vous retrouverez peut-être mis au boulot immédiatement et sans cérémonie !

  • Salaires et bonus

A ce jour, le salaire minimum en Australie est fixé à $15 de l’heure. Toutefois, dans la pratique, vous viserez en moyenne à bosser pour $16/h à $19/h.

Pensez à vous renseigner sur la paie de votre travail le week-end ou durant les jours fériés : parfois, votre taux horaire fait un sacré bond. A titre d’exemple, un travail de ménage sur Brisbane nous rapportait $16,80/h en semaine, mais $25,30/h le samedi et le dimanche ! Autant dire que c’est un sacré avantage.

Enfin, n’oubliez pas que travailler dans la restauration peut être un autre avantage, dans la mesure où selon les cas et la gentillesse du patron, vous repartirez peut-être avec de la nourriture gratuite.

Résultat, le budget dédié aux courses baisse de moitié. Si vous trouvez, c’est un bonus qui n’est pas négligeable ! A noter que ce bonus peut aussi s’appliquer dans le milieu de l’hôtellerie : certains grands hôtels ont des chambres équipées de cuisines, et en partant beaucoup de clients laissent derrière eux quantité de nourriture non consommée. Q

Le CV en anglais

Si votre niveau d’anglais n’est pas très élevé en partant de France, n’hésitez pas à préparer votre CV (resume) avant de partir afin que des amis, famille, puissent vous corriger.

Regardez aussi notre article.

Le CV en anglais n’est pas tellement différent de sa contre-partie francophone, si ce n’est qu’il est plus long

Quelques équivalences de diplômes, c’est sur le site de Francaustralia.

Enfin, quelque chose de neuf par rapport au CV français : les références !

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